Un nouvel espace pour célébrer l’art contemporain à Luxembourg

Avec ces fresques souterraines, CODIC International montre une nouvelle fois sa volonté d’ouvrir les espaces urbains à l’art contemporain, les lieux de résidence, de travail et de commerce.

« S’il fallait résumer en trois mots, je dirais que l’art apporte beauté, élégance et raffinement à un lieu, explique Thierry Behiels, CEO de CODIC International. Pour moi, art et architecture sont intimement liés, j’ai voulu que cela devienne une marque de reconnaissance des projets de CODIC International. Royal-Hamilius est une œuvre d’art en soi : les Cabinets Foster & Partners et Tetra Kayser & Associés ont travaillé les façades avec des matériaux de qualité, l’architecture intérieure a été confiée à Nathalie Jacoby (Njoy) et son équipe de jeunes designers. Tobias Link va créer un Royal-Hamilius by night absolument magique. Les aménagements paysagers sont soignés, la lumière pénétrera par une verrière dans le grand magasin. CODIC International s’est impliqué dans tous les détails, du sky restaurant au parking. »

Lors de la cérémonie de la première pierre du Royal-Hamilius, en 2016, une prestation artistique avait été confiée à un street artist. « Pour le renouveau du cœur de ville, j’ai voulu faire appel à des artistes émergents dont le travail s’inscrit pleinement en harmonie avec ce bijou urbain qu’est le Royal-Hamilius. Dans un espace public, l’art profite à tous. Je crois que l’art, de façon intemporelle, est source de convivialité et d’empathie parce qu’il permet d’engager la conversation. »

Les oeuvres par niveau...

Dorothée Louise Recker figure à la fois la disparition et la renaissance… un palmier s’efface dans le mirage d’un horizon qui paraît si proche, tandis qu’un soleil rouge surgit de la jungle.

Sa place au soleil (Phoenix forever #4)
2,40 x 14,44 m / acrylique sur béton

In dem Roten Dschungelmorgen
2,30 x 6,05 m / acrylique sur béton

L'artiste

Née en 1984, Dorothée Louise Recker est une artiste internationale, d’origine franco-germano-norvégienne. Elle réalise des dégradés de couleur en utilisant des grains de sable, un de ses matériaux de prédilection, plongeant le spectateur dans une inoubliable expérience sensorielle.

Elle a exposé en France, en Allemagne et aux Etats-Unis.


L’intention

« Ce palmier a une histoire. C’est le mien, plus précisément celui de mes grands-parents. Aujourd’hui, il est en plusieurs morceaux dans le jardin. Il a été touché par l’épidémie du charançon rouge. Il a fallu l’abattre. Cela m’affecte énormément. Je l’ai reproduit ici, encore vivant, d’une façon qui évoque une volonté contraire, en l’effaçant sous des dégradés de couleurs. C’est une recherche un peu désespérée, j’en ai conscience, car la matière reste. Mais cet impossible effacement est une façon de dire qu’on ne peut disparaître, ou faire disparaître, et réapparaître. Dans ce lieu, sans lumière du jour, en travaillant des couleurs très atmosphériques qui évoquent la chaleur et l’air libre, j’ai cherché à créer cette sensation d’attraction presque magnétique que je ressens, entre le palmier et le spectateur. »

En trois mots...

Selon Dorothée Recker : « Chaleur, évanescence et souvenir. »

Timelaps

Gaëtan Henrioux déconstruit sa technique pour évoquer ses rêves d’enfance… un monde végétal, aquatique et enchanté, où s’amusent de petits êtres imaginaires, la nuit comme le jour.

Tropea
2,41 x 17,06 m / acrylique sur béton

Night life
2,30 x 6,05 m / acrylique sur béton

L'artiste

Né en 1984, Gaëtan Henrioux a longtemps travaillé à Brooklyn, NYC. Il explore l’excentricité à travers une approche néo-expressionniste. Ses œuvres nous confrontent à la pensée symbolique. Couleurs vives et pop culture fondent l’originalité de son travail, qui téléporte le spectateur dans un univers parallèle, chimérique, où les repères diffèrent largement de ceux auxquels nous sommes accoutumés.

Il a exposé en Allemagne, aux Etats-Unis, en France, au Maroc, en République Tchèque et au Royaume-Uni.


L’intention

« Dans ce lieu minéral, sous terre, je voulais faire revenir la nature. J’avais préparé la composition générale de cette forêt imaginaire un peu folle, composée de fleurs, de végétaux et de coraux. Elle est apparue peu à peu, par enchantement. Chaque jour, quand j’arrivais, j’enlevais une plante, j’en ajoutais une, c’était du jardinage sur le mur, les fleurs apparaissaient et poussaient. J’étais surpris moi-même. J’ai vécu une expérience magique : le parking n’était pas terminé quand je dessinais, peu à peu, les gens qui travaillaient là ont commencé à s’arrêter. Quand ils repéraient un petit être imaginaire, ça me faisait plaisir, ils avaient l’air si content. Nous ne parlions pas la même langue, c’était notre seule façon de communiquer. J’ai pensé aux enfants qui viendraient en famille. Je crois que l’art peut toucher les gens simplement, en les amenant dans un imaginaire qui leur parle. »

En trois mots...

Selon Gaëtan Henrioux : « Fraîcheur, surprise et ludique. »

Timelaps

Lise Stoufflet, c’est le double-entendre à la Magritte, la puissance des sentiments et la poésie en plus… le temps suspendu d’un baiser et l’enfance qui s’en va, comme dans la rigole, vont les petits bateaux.

Regarder passer les bateaux
2,38 x 10,62 m / acrylique sur béton

Les grands amants
2,38 x 6,11 m / acrylique sur béton

L'artiste

Lise Stoufflet explore, dans ses œuvres, l’innocence et l’inconscient, par le biais de deux objets d’études privilégiés : l’enfance et les animaux. Ses œuvres, empreintes de poésie et prétendument enfantines nous interrogent quant à l’ingénuité supposée des sujets représentés.

Elle a exposé en Allemagne, en Belgique, en France, en Italie, en Serbie et en Suisse.


L’intention

« J’ai beaucoup dessiné avant d’arriver à la simplicité de ces deux scènes. Dans un parking, les gens passent rapidement, l’image ne doit pas demander un effort visuel trop compliqué. Je voulais quelque chose de paisible, d’un peu méditatif aussi. Sur l’une, dans un petit coin, un couple s’embrasse, sur l’autre, j’évoque la douceur de l’enfance et le temps qui passe. L’herbe est fraîche, l’eau s’écoule. J’ai longuement pensé à ce que je voulais faire ressentir par ces couleurs et cette composition. Je voulais raconter des instants suspendus, simplement intimes. Je suis vraiment heureuse, j’ai eu tant de plaisir à peindre dans ce lieu décalé du monde. »

En trois mots...

Selon Lise Stoufllet : « Simplicité, ludique et frais. »

Timelaps

Sous la lumière absolue d’Hawaï, Kosta Kulundzic saisit les instantanés instagrammables d’une culture pop mondialisée. #goodvibes #Ilovemylife.

Waikiki burning
2,37 x 10,53 m / acrylique sur béton

Waimanalo BBQ
2,41 x 6,07 m / acrylique sur béton

L'artiste

Né en 1972, Kosta Kulundzic est un artiste international d’origine franco-serbo-américaine, fortement inspiré par la pop culture mondiale et le nouveau monde instagrammé. Co-fondateur du mouvement sous-réaliste, qui prône la primeur de l’image sur la forme, son œuvre est résolument optimiste, quand bien même, de façon métaphorique, elle représente souvent des scènes d’apocalypse.

Il a exposé en Allemagne, Angleterre, en Belgique, en Bosnie, en Chine, aux Etats-Unis, en France, au Maroc et en Serbie.


L’intention

« Aujourd’hui, nous vivons dans un monde d’images, plus rien ne surprend. Pour attirer l’attention, il faut créer un puissant choc esthétique et narratif. Je crois qu’on ne peut plus peindre dans la retenue. Techniquement, c’est ce que j’ai voulu faire en proposant une immense composition qui me permet de jouer avec plusieurs échelles de personnages - dessiner par exemple des visages de deux mètres de haut, avec une perspective assez ouverte sur l’horizon. Dans cette ambiance tropicale, je joue avec les codes stéréotypés de la pop culture mondiale. Ma palette un peu pop et acidulée apporte le soleil d’Hawaï dans le sous-sol du Royal-Hamilius. »

En trois mots...

Selon Kosta Kulundzic : « Cinématographique, tendre et pop. »

Timelaps

S’inspirant d’une architecture libre qui recycle les objets du quotidien, Valentina Canseco compose des paysages abstraits, de formes et de couleurs.

Paysage décomposé 1 (# série cagette et bouée)
2,38 x 16,18 m / acrylique sur béton

Paysage décomposé 2 (# série cagette et bouée)
2,37 x 6,05 m / acrylique sur béton

L'artiste

Née en 1985, Valentina Canseco, artiste internationale, d’origine brésilo-chilienne, aime à donner leurs lettres de noblesse à des matériaux populaires voire paupéristes. Elle pratique, avec engagement et brio, l’art des « murales » sud-américaines, ces fresques extérieures au moyen desquelles elle célèbre l’architecture vernaculaire et l’espace urbain interstitiel.

Elle a exposé en France, en Colombie et en Argentine.


L’intention

« Un parking est un espace en trois dimensions, il sort de la dimension plane du tableau et de la feuille de papier. Ici, je reprends mes formes de prédilection, le cageot et la bouée. Je les déplie, je les fais flotter. Je les déconstruis pour les traiter de façon minimaliste. En jouant sur les transparences, les couleurs et les superpositions, je crée ainsi un paysage abstrait qui rappelle l’auto-construction dans l’architecture. Les lectures sont multiples. J’aimerais que les gens se laissent porter par la couleur et par l’espace, qu’ils se questionnent sur la façon dont l’art peut transformer l’espace et perçoivent comment de simples formes en deux dimensions peuvent donner la sensation de l’architecture. »

En trois mots...

Selon Valentina Canseco : « Cageot, bouée et paysage. »

Timelaps

Entre tradition et modernité, Axel Sanson puise sa force dans ses racines luxembourgeoises. Sa représentation mélancolique de la parure est un hommage art and fashion à ce lieu d’exception.

Obsidionale mélancolie
2,37 x 16,20 m / acrylique sur béton

Je suis à eux de l’âme jusqu’à la peau
2,37 x 6,05 m / acrylique sur béton

L'artiste

Né en 1975, Axel Sanson, artiste français d’origine luxembourgeoise par son arrière grand-mère, Mme Kubler, s’est fait une spécialité du format carré : le cadrage cinématographique rend hommage au récit historique, ses tragédies et ses épopées. Le « noir et blanc » rappelle l’indicible du passé, tandis que le léger lavis coloré indique que celui-ci n’est pas suranné, plutôt ré-exploré. Ses images, qui prennent généralement leurs sources dans des photographies ou des références cinématographiques, donnent lieu à des collisions d’échelles, d’espaces et de temporalités, à l’origine de la poétique singulière de ses œuvres. Son travail nous fait voyager : de l’Allemagne à la Grèce, de l’Espagne à l’Italie, de l’Extrême-Orient aux Etats-Unis.

Il a exposé en Allemagne, en France et au Luxembourg.


L’intention

« A travers la représentation esthétique d’un cérémonial japonais, j’ai voulu traiter de la question universelle de l’apparence - métaphoriquement et symboliquement, le fait de se montrer aux autres vêtu d’une parure. Le lieu, et plus encore ce 7e sous-sol, a nourri la mélancolie et le romantisme de cette réflexion. J’ai composé cette œuvre comme une scène de théâtre, belle et tragique à la fois. Les personnages sont dramatisés dans un espace, habités par l’âme de leur kimono et l’image de soi qu’ils en révèlent. J’ai d’ailleurs choisi de peindre à l’huile pour retrouver, malgré la dureté du mur, la sensation charnelle que j’éprouve dans les vibrations de la toile. De façon indicible, je crois que j’ai voulu partager avec ceux qui viendront ici le sentiment de la beauté et de la nature fragile de la vie. »

En trois mots...

Selon Axel Sanson : « Théâtre, sentiment et compassion. »

Timelaps


Les acteurs de cette exposition artistique permanente : nouveau lieu de destination à Luxembourg

Conception, curation, ingénierie culturelle et direction de projet LBO pour Melpomene Society Luxembourg. Associés depuis plus de quinze ans, Erick Öge et Jérôme Le Berre, conseillent de grandes collections publiques et privées, françaises et internationales dans leurs acquisitions et leur politique de mécénat.



De GAUCHE à DROITE,
Paul Muyldermans - Directeur Technique CODIC Luxembourg, Jérôme Le Berre, Thierry Behiels - CEO CODIC International, Erick Öge de Grasse-Tilly, Vincent Beck - Directeur Général adjoint CODIC Luxembourg.