IDEAT souligne les fresques de Royal-Hamilius
Publié le : 04/03/2019

"De l'art sur le béton des parkings"

La revue IDEAT, dans son numéro de mars 2019, sous la plume de Guy-Claude Agboton, parle du projet des fresques dans le parking de Royal-Hamilius :https://ideat.thegoodhub.com/diaporama/luxembourg-de-lart-sur-le-parking/

"Inauguré en septembre 2018, en plein centre de la capitale du Grand-Duché, le parking Royal-Hamilius impressionne d’abord par les chiffres : 100 000 m3 de grès excavés en moins d’un an, 500 000!m3 de béton utilisés, 3 000!m3 de sable pour stabiliser la structure, 4 350 tonnes d’acier exploitées au fil des près de cinq cent mille heures de travail exécutées par 141 ouvriers.

Ce nouveau garage est, selon Thierry Behiels, le patron de Codic International, l’agence immobilière chargée du projet, «la partie immergée de l’iceberg ». L’iceberg ? Un centre commercial en cours de réalisation, signé Foster + Partners et Tetra Kayser, un studio luxembourgeois, dont le parking souterrain de 628 places – 40 000 m2 sur huit niveaux descendant à 40 mètres de profondeur!– est comme « le vestiaire », un avant-goût. Au-dessus, les étages accueilleront entre autres, en 2019, les Galeries Lafayette ou la Fnac, et, sur le toit, le restaurant panoramique Manko. La façade « rhomboédrique » – sorte de cube cristallin présentant un étonnant assemblage de losanges couleur champagne mat – est à l’opposé de la boîte noire. S’étendront autour quelque 70 appartements et 10 000 m2 de bureaux.

Le centre-ville y perdra un peu du charme un brin suranné qui est le sien, mais les usagers y gagneront une expérience sensorielle bienvenue. Car pour prévenir toute fadeur, l’idée d’appeler des artistes à la rescousse s’est imposée. Et les façades du parking de se transformer en galerie d’art contemporain par la grâce de fresques qui, à chaque niveau, font s’accorder une oeuvre de 10 mètres sur 2 avec une autre, plus modeste. « Nous voulions magnifier les espaces du parking par la création d’un parcours contemporain!», explique Thierry Behiels.

Six artistes se sont donc exprimés à la fin de l’été dernier : nature ou fuite du temps, les thèmes et les registres esthétiques sont divers. L’intervention d’Axel Sanson a la sophistication d’un paravent laqué à motifs. Celle de Valentina Canseco, avec ses grands aplats de couleurs formant un paysage décomposé, fait se sentir à Art Basel Miami Beach.

L’idée est simple : démocratiser l’art. Consommateurs et commerçants, de l’art pour tous."

 

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